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Le monde animalier de Laurel et Hardy


C’est un petit chien qui donne son titre à la première rencontre à l’écran de Laurel et Hardy, même si, à cette date, ils ne constituent pas le tandem mondialement connu : Lucky Dog, tourné vraisemblablement vers la fin de 1921.


Dans Duck Soup, le film de 1927, seul le titre, ‘une soupe de canard’, possède une note animalière. Peut-être ce titre fait-il allusion à une expression typiquement américaine. Curieusement, dans ce film plus que dans les quatre suivants, Stan et Ollie forment déjà un duo cohérent, tel qu’on le retrouvera dans une reprise du thème avec ‘Another Fine Mess’ (Drôles de locataires).


Dans Slipping Wives 1927) la seule présence animale est celle d’un petit chat qui s’enfile dans une chaussette et fait peur à la maîtresse de maison.


Avec With Love and Hisses (1927) (Les gaietés de l’infanterie), une moufette et un nid de frelons sèment la pagaille dans toute un troupe en campagne.


L’ombre d’une chèvre terrifie les deux détectives de Do Detectives Think (1927) (Les deux détectives).

 

Dans Suggar Daddies (1927) un molosse met à mal l'assemblage Laurel-Finlayson fuyant le terrifiant Noah Young.


Dans Flying Elephants, (1927) buffles, ours et même un animal préhistorique apparaissent tout au long du film. Laurel, alias Little Twinkle Star (Scintillante Petite Étoile), utilise une mouche posée sur l’eau, pour appâter les poissons et les assommer à coups de gourdin. Des éléphants volant vers le Sud indiquent le temps qu’il fera.

Le petit oiseau de Finishing Touch (1928) fait s’écrouler, en se posant dessus, la cheminée qui vient d’être construite.


‘Buster’, le petit chien, est le troisième personnage de Early to Bed (1928)


Un chat, une chauve-souris et une tortue contrarient le projet macabre d’Habeas Corpus (1928)


Dans Liberty, (1929) un homard, malencontreusement tombé dans le pantalon que porte Stan, provoque chez ce dernier des réactions hystériques et, après échange du vêtement, chez Ollie, compromettant leur équilibre sur les poutrelles du bâtiment en construction.


Un cheval, nommé ‘Blue Boy’ est au cœur de l’action de Wrong Again (1929) (Y a erreur !).


Un gros chien peureux et un petit, hargneux, apparaissent dans Bacon Grabbers (1929)(Une saisie mouvementée), et rendent plus difficile pour Laurel et Hardy la fonction de percepteurs de taxes.


Toute l’action d’Angora Love (1929) consiste, pour les deux comiques, à se libérer de l’attachement encombrant d’une chèvre à leurs personnes.


Un petit chien fait partie du projet de pique-nique de A Perfect Day (1929) (Jour de vacances).


Des chats dérangent les deux cambrioleurs de Night Owls (1930) dans leur entreprise, en faisant du bruit dans les poubelles ou en les effrayant. Mais c’est en imitant leurs miaulements (le son est arrivé) qu’ils trompent la vigilance de Finlayson, domestique du Chef de la Police.


Un chat et une petite souris font un rapide passage dans Brats (1930)(Les bons petits diables).


Le chat noir et la chauve-souris sont des animaux qui s’imposaient dans le film d’horreur de The Laurel and Hardy Murder Case (1930) (La maison de la peur).


Laughing Gravy ( 1931)est le nom du petit chien qui donne son nom au film qu’en français nous appelons ‘Les Carottiers’.

 

Avec Pardon Us (1931) (Sous les verrous) nous arrivons aux longs métrages. Laurel et Hardy, bagnards évadés, font amis-amis avec les chiens limiers chargés de les retrouver.

 


Suzie est le nom de la jument qui, dans The Music Box(1932) joue un vilain tour à Ollie en lui faisant tomber le piano à livrer sur le dos.


C’est toute la ménagerie d’un cirque que nous trouvons dans The Chimp, (1932) avec Ethel, la guenon (interprétée par Charles Gamora), un lion baladeur et des puces savantes qui partagent le lit de Stan.

 

Dans Dirty Work (1933) (Les ramoneurs), après que le canard, plongé dans le bain de jouvence, soit retourné au stade de l’oeuf, c’est Ollie qui confirme la théorie de Darwin en régressant à l’état de singe.



Chevaux et mulets sont les moyens de transports pour les voyageurs et les bandits de grand chemin à l’époque de Fra Diavolo (1933) Un taureau excité par le mouchoir rouge de Stan le sauve, ainsi que son compagnon et le bandit lui-même, de la fusillade. C’est sur le dos d’une vache que les deux comparses prennent la fuite.

 


Babes in Toyland (1934) (Un jour, une bergère) est l’occasion de présenter les animaux des contes de Mère l’Oie : les brebis et les agneaux de la bergère, les Trois Petits Cochons, le chat et la souris, interprétés, l’un par Pete Gordon déguisé, l’autre par un petit singe. Des caïmans infestent l’étendue d’eau qui sépare le Pays des Jouets de la caverne des Loups-Garous.

 


En dehors des chevaux de l’armée des Indes, dans Bonnie Scotland (1935) des essaims d’abeilles sauvent les soldats Laurel et Hardy d’une mort imminente mais, dans le même temps, sèment une indescriptible pagaille chez les combattants.

 


En recherchant son petit lapin, la princesse Arline de The Bohemian Gir (1936) (La Bohémienne) tombe aux mains des Gitans. Un petit chien, (est-ce Laughing Gravy ?), partage le traîneau couchette de Stan et Ollie.

 

Il n’y a pas de films de western sans les cow-boys et leurs chevaux, mais dans Way Out West (1937) (Laurel et Hardy au Far-West) c’est la mule Dinah qui tient la vedette, du premier franchissement du point d’eau jusqu’au dernier.

 


C’est encore Dinah qui tire la charrette des vendeurs de pièges à rats, dans Swiss Miss (1938) (Les Montagnards sont là !). Un Saint-Bernard avec son barillet de rhum amène Stanley à user d’un subterfuge pour se procurer la boisson. Une guenon revancharde (toujours interprétée par Charles Gamora, comme dans Chimp) provoque la fuite finale de nos héros.

 


Dans Flying Deuces (1939) (Laurel et Hardy conscrits), un poisson vorace contrecarre le projet de suicide d’Ollie ; un chameau à deux bosses, ce qui était plutôt rare dans les casernements de la Légion Étrangère,  passe devant le portail par où les deux déserteurs s’enfuient ; un vol de pigeons provoque la chute de l’avion et enfin, Ollie, conformément au souhait formulé, se réincarne dans un cheval !

 


Laurel et Hardy, en croisière de santé, dans Saps at Sea (1940) sont très malhabiles pour traire leur chèvre.

 


C’est dans la cavalerie que Dan, le protégé de Stan et Ollie, est incorporé, dans Great Guns (1941) (Quel pétard !) ; il est donc normal qu’on y voit des chevaux. Le jeune homme se révèle cavalier émérite puisqu’il maîtrise un cheval plutôt récalcitrant.

 

La corneille Pénélope cause des ennuis à Ollie mais se révèle aussi capable qu’un pigeon pour transmettre les messages.
Dans A-Haunting We Will Go (1942) (Fantômes déchaînés), des fauves mettent à mal des bandits qui ont cru bon de trouver refuge dans leur cage.

 


Laurel et Hardy, Air Raid Wardens (1943) chefs d’îlots, sont trahis par un pigeon messager qui n’a pas compris les explications que Stan lui avait fournies. Un trapu cheval de trait les secourt quand ils sont en panne de voiture.

 

Un mulet, dans Jitterbugs ( 1943) prend la place de Stan pour pousser le véhicule en panne d'essence, ce qui fait dire à Ollie qu'un mulet valait bien un âne ; réflexion que Stan, souriant niaisement, approuve d'abord d'un signe de tête mais bien vite suivi d'un haussement de sourcils perplexe .

 

 


Dans Nothing But Trouble (1944) (Les cuistots de Sa Majesté), Stan dispute son quartier de viande à un lion du zoo.


Il va de soi qu’il n’y aurait pas de corrida sans taureaux. C’est pourquoi on les trouve dans The bullfighters (1945) (Laurel et Hardy toréadors).


Les animaux d’Atoll K (1951) sont une famille de chats squatters, une langouste apprivoisée qui répond au doux nom d’Oscar et un lion qui ne laisse de l’apatride Antoine qu’une chaussure.

Page réalisée avec les recherches de Jean Poulain.

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